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Présentation de l’association « Les Temps Nouveaux »
Afin de mieux comprendre les enjeux de l’avenir et aider à définir de nouvelles perspectives, les militants du Nouveau Parti Socialiste ont souhaité que soit créée, une structure ouverte permettant d’associer le plus largement possible tous ceux qui
Et qui, pour cela,
A tous ceux là, - personnes physiques ou associations -, et quelles que soient par ailleurs leurs appartenances, la Fondation a pour vocation d’offrir un lieu de débat et d’expression. Après un quart de siècle de participation à la conduite des affaires publiques, le cuisant échec subi le 21 avril par la Gauche, met en cause la conception et la pratique de la politique qui sont celles de la social démocratie. Cette interrogation ne concerne d’ailleurs pas seulement notre pays ; d’autres que nous, notamment en Europe, sont tout aussi concernés par la montée des extrémismes, des populismes et de l’abstention. Il appartient à la Fondation d’enrichir sa réflexion avec celle de tous ceux qui, ailleurs qu’en France, partagent ces préoccupations. Parce que les temps que nous vivons sont à bien des égards nouveaux, il est aujourd’hui nécessaire de définir et d’affirmer une conception renouvelée du socialisme, qui mette en ?uvre une approche politique soucieuse de considérer et mettre en relation l’ensemble des dimensions - écologique, démocratique, culturelle, sociale, économique- de la vie en société. Dans cette recherche deux repères nous guident : Les temps ont changé économiquement et socialement.La mondialisation économique et la globalisation financière permises par les révolutions scientifiques et techniques, la marchandisation qui se généralise progressivement à tous les secteurs, marquent des ruptures profondes et conduisent
Les temps ont changé politiquementDans notre pays comme dans pratiquement toute l’Europe, l’abstention et les votes extrêmes, ont permis, à la droite de revenir au pouvoir. Ce retour de la droite n’est pas un simple mouvement d’alternance, mais une véritable entreprise de restauration d’un ordre social inégalitaire, conservateur sur le plan politique, libéral sur le plan économique. Ce qui est en question est certes la mainmise de la droite sur les institutions, comme la remise en cause systématique de notre modèle social, mais c’est aussi clairement une construction idéologique nouvelle qui cherche à s’élaborer. Nous devons faire face à une droite qui n’est plus honteuse mais se veut conquérante. Face à cela, nous devons opposer, et donc au préalable définir, une alternative durable. L’objet de la Fondation est de contribuer, par les réflexions et les débats qu’elle suscite et organise, à en construire les éléments. Dans le même temps, avec l’effondrement du « socialisme réel », c’est l’organisation bipolaire du Monde qui a disparu, au profit d’une hégémonie qui se voudrait sans partage des Etats-Unis. Face à cette nouvelle donne, l’Union Européenne tarde à s’organiser. Quant elle le fait c’est en ordre dispersé, ou au profit d’un ordre libéral. L’Union Européenne tarde à se donner les moyens d’agir et ne parvient pas à faire valoir un modèle de développement ouvert et citoyen, c’est-à-dire alternatif. Dans le même temps encore, nous découvrons que l’UE n’est pas le seul levier pour construire une autre mondialisation ; les institutions mondiales, les ONG, des groupes de pays parfois, parviennent à faire entendre des voix nouvelles et à esquisser des voies différentes. Parce qu’elle a oublié que sa raison d’être est d’inventer sans cesse des alternatives au capitalisme, et non de se borner à combattre ses excès, la gauche se défait peu à peu et se résigne à poser le compromis en préalable à l’établissement d’une volonté politique. Ne s’opposant plus aux désordres du capitalisme, elle y consent tacitement. Jusqu’à se dissoudre dans une « pensée unique », où rien, ou guère, ne la distingue plus de ses adversaires. Dans cette nouvelle réalité, la social démocratie ne sait plus ni comment se définir, ni autour de quel projet se rassembler et peine à se définir comme le point d’ancrage idéologique des gauches en pleine mutation. Elle ne parvient plus à proposer un socle identifiant commun à l’ensemble des forces de gauche, ni en Europe, ni dans le monde. L’absolue nouveauté des réalités que nous vivons, la certitude que -comme le disait K. Polanyi-, « il n’y a pas d’économie de marché sans société de marché », comme la volonté résolue de nous inscrire dans l’histoire du mouvement socialiste, nous ont conduit à créer, -en référence à « Die Neue Zeit », principal organe théorique de la social démocratie allemande de la fin du XIXème - : L’association Les temps nouveauxCe projet s’adresse à tous ceux, militants politiques ou non, qui partagent ce constat et ne se résignent pas à l’impuissance face aux transformations de nos sociétés. Il s’adresse à tous ceux pour qui les luttes sociales ne pourront déboucher sans alternative politique. Il s’adresse à tous ceux qui voudront réconcilier les gauches et rassembler des énergies militantes, politiques, syndicales, ou citoyennes qui s’observent et se jugent actuellement sans réellement se parler. Ce projet est celui de ceux qui veulent réconcilier la société qui agit ou qui crée, la société qui s’exprime et celle qui se tait. La réflexion de la Fondation se situe en amont de la définition des programmes partisans ; elle n’a pas vocation à s’y substituer. Notre projet est celui d’une véritable reconstruction idéologique permettant d’aller vers une action politique collective, démocratiquement débattue. Pour cela, la Fondation s’appuie sur deux principes
Cette réflexion est organisée autour de cinq grands axes : Travailler, produire
Créer de nouvelles solidarités
Vivre ensemble
Faire société
Organiser le monde collectivement
mis en ligne le 17 octobre 2003
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